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01/06/2014 - VTT La Transvésubienne

Ma transvésubienne 2014 par Sandra Dolcerocca

Je suis arrivée dans le sud de la France en 2008, après avoir obtenu le titre de Championne du Danemark en VTT cross-country en 2006 et 2007, à la recherche d’aventures et de parcours plus techniques que ceux de mon pays natal. En 2009 je découvre la course mythique « La Transvésubienne » et je m’inscris pour l’édition 2010.  Je participe pour la première fois sur un vélo all-mountain, trop lourd et de plus qui n’était pas à ma taille, je termine la course 8ème féminine en 11heures et 45 minutes.  En 2011 j’avais bricolé un vieux cadre semi-rigide avec une fourche d'un débattement de 130mm et des freins à disques en 160. Cette fois-ci je galère moins avec les portages, par contre les disques chauffent et mon dos et le haut de corps n’étaient pas préparés au manque de confort d’un semi-rigide, et les descentes se transforment en grosse galère. Je termine encore loin du podium, mais juste en-dessous des 10 heures, en me disant que la TransV n’est pas pour moi.

Mais qui ne tente rien, n’a rien. Et en 2013 je m’inscris pour la 3eme fois à la TransV. Ma performance au Marathon du Roc d’Azur 2013 avait été une des pires performances de ma carrière, et je me suis dit que je ne pouvais pas en rester là. Mon magasin sponsor Antibes Cycles m'a préparé le meilleur engin pour ce format de course et Christophe, mon copain, allait me coacher sur les portages, mon point faible.

Les mois d’hiver se sont bien passés, et lors de l'XMB d’Aspremont j’ai pu constater que la forme, surtout la puissance en montée était bien au rendez-vous. J'avais pu aussi me rendre compte que j'avais énormément progressé en portage. Je finis 1ere féminine et 35ème au scratch, un bon départ pour la TransV.

Trois semaines plus tard à l’XMB de Lévens je constate malheureusement que j’ai régressé, et tout de suite après je plonge dans un mix de maladie et de fatigue continuelle. Je change mon mode d’entraînement pour essayer de récupérer, mais je manque de motivation.

Le jour du départ de la TransV, le 1er Juin 2014, je me sens motivée et  prête à affronter les 100 km et les plus de 3000m de dénivelé positif. Je prends un bon départ dans la descente de la Colmiane et je prends la tête des filles devant Christophe. Cela ne dure que 2 minutes car dans la 1ère grande montée je me fais doubler par 5 autres féminines. Je ne stresse pas et monte à mon allure sans trop forcer. Une fois arrivée tout en haut il y a un passage dans des racines bien glissant. Tout le monde fait la queue, et les coureurs commencent à descendre de vélo et à courir car c’est plus rapide. Je suis le mouvement et me retrouve à doubler 2 filles situées devant moi, « ANOTHER THREE TO GO! »

Dans la descente de Col d’Andrion, je double encore une féminine et passe donc 3ème. Dans toute la descente jusqu’au Village d’Utelle, je mets les gaz au max, mode spéciale enduro, pour essayer de gratter des minutes d’avance sur la 4ème. Au ravito d’Utelle quelqu’un me dit que j’ai moins de 10 min de retard sur la 2ème féminine (Nadine Sapin). Ecart qui n’est pas énorme sur un parcours comme la TransV où il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte. Je continue à une allure pas trop élevée mais pas non plus rando jusqu’au Col de la Porte. Quand j’arrive il y a mon copain avec ses pôtes et le père de Zou qui m’attendent, ils sont ravis que je sois 3ème.

Sur la piste pour le Férion j’essaye d’accélérer, mais je suis archi-sèche, et ensuite dans la montée sur la route d'Aspremont un autre participant me dit que la 4ème féminine n’est pas loin derrière et je commence à flipper. Je prends la roue de gars qui roulent fort jusqu’au ravito d’Aspremont où Christophe m’attend pour me soutenir. Il me rassure et m'indique que la fille derrière moi ne me colle pas aux fesses, mais il ne faut pas trainer dans le portage du Mont Chauve. Une fois passé ce dernier portage il ne reste « que » la descente du  Mont Chauve, la Jungle et la partie traversant Nice. Dans la descente de Lévens je me suis  mis quelques "boîtes" du fait du manque de lucidité. En plus cette dernière descente du Mont Chauve est tellement cassante qu’il ne faut pas faire d’erreurs pour éviter la crevaison. Je ralentis et roule en mode "reconnaissance d’un parcours cross". Sans chute et sans crevaison j’arrive au début de la Jungle, et là enfin je me permets de me dire que je vais peut-être pouvoir assurer ma 3ème place et donc terminer sur LE PODIUM DE LA TRANS V !!!!

Sandra sur la 3ème marche du podium de la TransV 2014
J’arrive avec un temps de 9h 55min, en position de 3ème féminine. Je suis contente et fière, car malgré le fait que je sois à presque une heure de la 1ère féminine, Nadine Sapin, j’ai quand même terminé les 100 km devant pas mal d'hommes, et de féminines plus jeunes que moi.

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